Ateliers

Voici la description des quatre ateliers proposés aux enfants selon l’emploi du temps établi.

  •  Atelier corps et mouvements : « Junbitaiso »

Le mot Junbitaiso, d’origine japonaise, signifie « gymnastique (physique) préparatoire ».
La pratique du Junbitaiso consiste à préparer le corps, cerveau compris, à un fonctionnement optimisé.
Dans cette optique, les exercices proposés ont pour fondations :
– un axe du corps droit et centré,
– des appuis corrects,
– un rythme régulier.

Ces exercices proviennent de pratiques anciennes (arts martiaux, yoga, chi-kong…) comme de méthodes plus récentes basées sur la neuroplasticité.

On y trouve :
– Des mouvements neurofondateurs sériés par l’équipe du neurochirurgien Temple Fay et utilisés dans la méthode Padovan.
– Des mouvements rythmiques et d’intégration des réflexes des bébés.
– Des jeux.
– Des exercices de Bal-A-Vis-X, méthode de Bill Hubert, faisant travailler l’équilibre (Balance), l’Audition, la Vision en rythme, ainsi qu’une musculature et une concentration utile aux apprentissages.
– Des bases d’arts martiaux (déplacements, esquives, chutes)
– Un travail d’attention à la respiration et de prise de conscience de notre enveloppe corporelle et de ses merveilleuses capacités.

Lors de chaque séance, ces exercices sont proposés dans un enchaînement qui respecte autant que possible l’ordre de la neuroévolution de chaque « Petit d’Homme ».

  • Atelier musique

La musique pratiquée collectivement permet d’apprendre à se connaître, à s’écouter et à écouter l’autre grâce à l’utilisation d’instruments et au chant. cet atelier  forgera donc un sens du respect, de la solidarité et du partage.  De plus, les multiples stimuli reçus par les enfants musiciens augmentent les connexions entre leurs deux hémisphères cérébraux et leur permettent de développer d’autres compétences. Mémorisation, concentration, attention, synchronisation corporelle, maîtrise des émotions et du langage sont autant de qualités cultivées au contact de la mélodie, du rythme et du tempo. En alliant discipline, rigueur et plaisir, la musique peut aider les enfants à surmonter leurs difficultés scolaires, développer leurs facultés d’apprentissage, mais aussi valoriser les notions d’effort et de progrès. Pour atteindre un résultat collectif le plus mélodieux possible, il est fondamental de prendre en compte chaque personnalité. Grâce aux adultes référents, les enfants  apprendront donc à développer toutes ces capacités autour de celle de l’écoute. La motivation et l’engagement de chaque enfant sont importants afin de favoriser la qualité de l’écoute, indispensable au bon déroulement de l’atelier.

 

  • Atelier arts plastiques

La peinture et le dessin des jeunes enfants sont des fenêtres grandes ouvertes donnant sur l’exploration des formes, des lignes, de l’espace et des couleurs. Les arts plastiques sont, à partir de l’âge de 6 ans, des terrains d’expérience fertiles où les enfants s’exercent à regarder, reproduire et interpréter le monde qu’ils voient, à exprimer leurs premières idées, leurs premiers désirs, l’émerveillement qu’ils éprouvent dans la vie de tous les jours, ou dans leur monde imaginaire. Tous les arts plastiques stimulent leurs capacités cognitives et intellectuelles : ce sont des exercices essentiels à leur développement.

En s’exerçant aux arts, les enfants cultivent également leur créativité, une capacité précieuse aujourd’hui. Cette créativité, ce sens de l’émerveillement renforcent aussi leurs capacités dans d’autres disciplines scolaires. Le scientifique et essayiste Albert Jacquard précise, au sujet des similarités entre les sciences et les arts, que « la science […] c’est un chemin qui progresse comme il peut, qui explore des impasses, qui revient en arrière, c’est passionnant. Mais la finalité, ce n’est pas l’efficacité, c’est l’émerveillement, comme pour les arts.» Il est essentiel, en tant que parent, proche, animateur ou éducateur, de soutenir les enfants dans leurs aventures artistiques ; ils en retirent un goût distinct pour les arts.

 

  • Atelier jeux éducatifs

Comme le clamait Pauline Kergomard « Le jeu, c’est le travail de l’enfant, c’est son métier, c’est sa vie ». Ce qui s’apprend en jouant est appris de manière plus durable !

Chacun le reconnaît comme une activité indispensable à l’enfant pour se construire, s’ouvrir au monde et se socialiser. Les jeux dits « traditionnels » ( jeux de manipulation, de société, de stratégie, de déduction, symboliques) et « coopératifs » favorisent la maîtrise du corps, le développement des habiletés manuelles et sociales. Ils permettent de passer du temps ensemble et favorisent l’apprentissage des règles du jeu et du respect de l’autre et ainsi de nouer des amitiés. D’où l’importance de préserver les jeux classiques qui, à chaque âge, apportent leur lot de bénéfices.

N’oublions pas non plus de laisser une place à l’ennui, si précieux pour enrichir son imaginaire, échafauder ses pensées, apprivoiser la solitude et créer. Les jeux de société sont aussi un apprentissage du hasard, une notion incontournable de toute existence, peu accessible à un enfant qui exige toujours des explications précises à ses pourquoi. Dans un jeu de société, l’enfant expérimente le fait que perdre n’est pas forcément un drame, qu’une autre partie peut commencer ensuite, que tout reste possible.

Les jeux nécessitent également une activité intellectuelle intense :

  • Compter
  • Imaginer des stratégies
  • Faire des choix
  • Anticiper les décisions des adversaires
  • Travailler sa mémoire
  • Recourir à son esprit logique
  • Développer sa motricité fine
  • Développer son imagination

Selon Donald Woods Winnicott (pédiatre et psychanalyste), l’enfant met en scène en dehors de lui ce qui se passe à l’intérieur de lui par le jeu. C’est dans le jeu que l’enfant ancre son sentiment d’exister.