Libre

Lib- comme libre

La famille, premier bien pour l’enfant

Ce qui se transmet par la famille se révèle au final plus important que ce qui s’apprend à l’école. L’école n’est là qu’en complément ! La formation de l’élève comme personne nécessite de lui donner les armes de la connaissance, la force d’un jugement libre, et de lui permettre d’exercer ses vertus morales. Compassion, générosité, don de soi, prudence, attention spirituelle, désintéressement s’apprennent aussi à l’école, dans le prolongement de ce que l’enfant vit déjà en famille. La personne  n’est pas un individu isolé, elle est appelée à s’intégrer dans la communauté humaine, avec tout le savoir-vivre et l’ouverture aux autres que cela suppose. C’est pourquoi, nous proposons, entre autres, les temps de services où les enfants feront l’expérience concrète du Bien Commun.

L’enfant : une personne libre et vraie en devenir

La pédagogie de l’école des CoLibRis s’appuie sur l’héritage philosophique du personnalisme.[1] La personne humaine est esprit, âme et corps. Elle ne se fait pas seule, elle a besoin de se construire par l’éducation. L’école vise donc à cultiver, former et équiper l’intelligence. Elle est un lieu où l’on peut apprendre à réfléchir, à conceptualiser, à donner du sens au réel. L’école des CoLibRis se propose de vivifier les savoirs en leur apportant une réalité pratique et en les reliant entre eux, tout cela en encourageant l’expérimentation et la parole des enfants. En effet, c’est le questionnement qui fait passer dans la conscience.[2] Les connaissances acquises par la mémoire visuelle restent en mémoire une semaine ; par la mémoire du geste, six mois et par la mémoire du raisonnement, à vie !

L’enfant, libre de croire, en conscience à l’école

Pour aider les enfants à grandir de façon équilibrée, il faut d’abord que les enfants construisent leur intériorité. Ce développement de l’intériorité s’effectuera par un développement équilibré entre la motricité, le sport et les éducations sensorielle et intellectuelle. C’est une des raisons pour lesquelles nous proposons la pédagogie d’inspiration Montessori en maternelles. Cette pédagogie peut sembler individualiste mais les enfants se construisent d’abord avant d’aller vers les autres. Dès la petite section, puis tout au long de leur scolarité, nous leur apprendrons à réfléchir, à prendre conscience et à poser des questions. Pour être responsable, il faut être conscient de ses actions. Pour être libre, il faut  apprendre à raisonner et à questionner afin d’éveiller la conscience. Cette conscience intérieure peut amener l’enfant à Dieu… ou pas. Nous tirerons les enfants vers le haut quelles que soient les croyances des familles. C’est pour toutes ces raisons que la question de Dieu n’est pas interdite dans notre école. L’école des CoLibRis respecte cette réalité. Le personnel éducatif a également sa propre foi ou non et il n’est pas interdit d’en parler ainsi que de sa relation à Dieu.

Pour les fondateurs de l’école, il est également essentiel d’amener l’enfant à aimer le silence. Non seulement, le bruit incessant, stressant ou juste en sourdine est préjudiciable au fonctionnement cognitif mais il éloigne la possibilité de construire sa conscience en toute liberté.  Les enseignants proposeront des exercices afin de faire aimer le silence aux enfants, comme aimer la discipline et le travail si l’élève prend l’habitude d’associer silence avec joie du repos, discipline avec mouvement harmonieux et travail avec joie de la découverte.[3]

[1] Mounier E. 1958. Le personnalisme.

[2] Nuyts E. 2014. Préventions et remèdes.

[3] Neyret M. 1994. Hélène Lubienska de Lenal : 1895-1972: pour une pédagogie de la personne.